Une nouvelle marche, hier, 2 ans après sa disparition
Toujours aussi frêle et toujours aussi fort. Le temps n'a pas de prise sur Meddy, qui a organisé hier une nouvelle marche pour Fatima sur la Canebière. Sa fiancée, dit-il, ne l'a jamais quitté. "Pas un seul instant", depuis le 7 mai 2008, lorsque l'étudiante s'est volatilisée, après un rendez-vous pour une place de baby-sitter, à proximité de la station de métro Malpassé.
Depuis ce jour où, cruelle ironie du sort, il fêtait ses 22 ans, le garçon n'a plus cessé sa quête pour la retrouver. Des affiches et des tracts par milliers placardés et distribués en France, en Europe, au Maghreb, des voyages en Italie, en Espagne, en Allemagne, en Algérie, au Maroc, partout où Meddy imagine un point de chute pour sa chère disparue.
Pour l'heure, après deux années de fausses pistes et d'espoirs déçus, la police n'a toujours pas retrouvé la moindre trace de Fatima. Mais Meddy ne lâche pas. "Il a abandonné son travail pour se consacrer entièrement à ses recherches. Tant qu'il ne trouvera pas un signe, sa vie ne pourra pas reprendre", disait hier sa mère, présente à toutes les manifestations que son fils organise. Hier, ils étaient une cinquantaine rassemblés aux Réformés.
Parents, amis, voisins. Et simples sympathisants, touchés par cette histoire si étrange et si émouvante. "Je suis la mère de ton ancien prof d'informatique. Il n'a pas pu être là, mais je tenais à être présente pour te dire qu'on est avec toi", l'a apostrophé une dame que Meddy n'avait jamais vue auparavant. "Ce garçon a une telle force que des gens viennent se greffer à sa démarche" constate Lisette Narducci, la maire PS des 2e et 3e arr., qui l'a assuré de son soutien indéfectible.
Timide et réservé comme à son habitude, Meddy a remercié un à un tous les participants. Dans ses yeux noirs, luisait une étincelle : "L'essentiel, pour moi, c'est que l'enquête ne soit pas close".
Source : Laprovence.com