Le 7 mai dernier, Fatima, vingt ans, disparaissait dans le quartier Malpassé de Marseille (XIIIe arrondissement). Elle avait rendez-vous pour une garde d’enfant. Un contact noué par le biais d’une petite annonce sur Internet. Fatima a disparu depuis, introuvable malgré la mobilisation de son petit ami Meddy. Interrogé sur un lien potentiel avec cette affaire au cours de la conférence de presse de samedi, le procureur de la République est resté prudent mais n’exclut pas un éventuel lien.
L’avocat de Patrick Salameh, Me Jean-Jacques Campana, lui, juge l’hypothèse « surréaliste pour le moment. Cela ne correspond pas à la personnalité, au parcours judiciaire de mon client, ni à ce que je connais du dossier », explique-t-il. Fatima n’était pas une prostituée.
Condamné en 1993 à vingt ans de réclusion pour arrestation arbitraire avec tortures, Patrick Salameh a effectué seize ans de prison avant d’être libéré en juillet 2005. « On ne sort pas indemne de seize ans de prison. Mon client était suivi depuis deux ans et demi par un psychiatre, souligne son conseil. Je ne le vois pas dans le rôle qu’on veut lui prêter. » La personnalité de cet homme, passionné de peinture, marié depuis vingt-cinq ans, père de deux enfants, cache-t-elle le pire ? « La semaine est importante, la police va continuer ses investigations. On parle de victimes, où sont-elles ? », s’interroge Me Jean-Jacques Campana. Une question à laquelle son client est peut-être le seul à pouvoir répondre.
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