Le petit ami de la jeune disparue évoque la piste Salameh
Meddy a dû cesser son activité professionnelle et se consacre entièrement à la recherche de sa bien-aimée.
Infatigable Meddy. Ni le dépit ni le renoncement n'ont eu raison de ce garçon de 23 ans, prêt à tout pour retrouver sa chère et tendre, Fatima. Un an et demi après sa disparition et même si tout laisse craindre que la jeune fille s'est retrouvée au coeur d'une affaire criminelle, Meddy poursuit sa quête : "Je veux relancer une nouvelle fois l'appel à témoins. Que les gens sachent encore que l'enquête se poursuit et qu'on ne l'a toujours pas trouvée."
L'étudiante s'était volatilisée le 7 mai 2008, après un rendez-vous pour une place de baby-sitter, à la sortie du métro Malpassé (13e). Hormis un SMS reçu deux heures après qu'elle n'eut plus donné signe de vie, aucun élément matériel probant n'a permis d'échafauder le moindre scénario. La Brigade criminelle de la police judiciaire a mobilisé les grands moyens, pendant de longues semaines, sans qu'aucune hypothèse sérieuse ne s'impose vraiment.
Selon Meddy, néanmoins, celle menant au présumé tueur en série Patrick Salameh, semble la plus aboutie. "Début 2009, les enquêteurs ont entendu une SDF, qui vivait dans le quartier de Saint-Charles. Elle aurait assuré qu'un homme lui avait demandé d'appeler une jeune fille pour un emploi de baby-sitter. Et quand on lui a montré les photos de Salameh, elle l'a reconnu. Pour moi, cela reste une possibilité comme une autre. Mais j'y ai beaucoup pensé. Imaginons que ce soit lui. Si la police n'a pas réussi à retrouver les corps des prostituées, cela pourrait effectivement correspondre à ce qui se passe pour Fatima."
En l'état actuel de l'instruction menée pour "enlèvement et séquestration" à l'encontre de Salameh après la disparition de trois prostituées, aucune charge ne pèse encore contre le suspect concernant Fatima. Même si les enquêteurs et les magistrats penchent vers cette piste, Meddy veut toujours croire à d'autres possibilités.
Après avoir sillonné tous les quartiers de Marseille, il multiplie les opérations, de plus en plus loin de ses bases : "Je suis parti à Paris, à Clermont-Ferrand, à l'étranger. Là, je reviens de Belgique. Souvent, je pars avec des proches. Je ne sais plus trop où aller, alors je choisis des destinations au hasard, en espérant que cela finisse par payer."
Toute personne pouvant fournir des informations sur la disparition de Fatima peut contacter l'association créée par Meddy : www.fatima-asfd.fr
Source Laprovence.com